jeudi 15 novembre 2012

LE RESUME D’UN ARTICLE ENTITRE « JESUS CHRIST DANS L’EVANGILE DE JEAN » PRESENTE PAR JACQUES GUILLET DANS LE CAHIERS EVANGILE N°31 FEVRIER 1980.


                                    LE RESUME D’UN ARTICLE  ENTITRE
                            «  JESUS CHRIST DANS  L’EVANGILE DE JEAN »
                                       PRESENTE  PAR JACQUES GUILLET
                       DANS  LE CAHIERS EVANGILE  N°31  FEVRIER 1980.

INTRODUCTION
Tous les évangiles ont Jésus pour centre, et non seulement pour centre, mais pour unique Objet. Tous sont écrits pour raconter ses gestes et pour reproduire ses paroles en vue d’amener les gens à la foi en lui. C’est pour cela que d’autres personnages dans le nouveau testament n’agissent et ne parlent qu’autour de lui et  tournent vers lui. L’auteur de cet article nous invite à trouver le visage authentique et la réalité profonde de Jésus Christ à travers le témoignage Johannique.
LE JESUS DE JEAN ET LE JESUS  DES SYNOPTIQUES.
Une différence majeure entre le Jésus des synoptiques et celui de Jean selon l’auteur est celle  de la place de « Je ».  Chez Jean, le «  Je » reviens plusieurs fois par rapport aux synoptiques. La question qui traverse tous les évangiles et qui est posée à tous les chrétiens, ceux d’autre fois comme ceux d’aujourd’hui, c’est celle de savoir qui est Jésus ? Selon les synoptiques, Jésus lui-même demande à ses disciples (Mt 8, 27-30), de même tout l’évangile de Jean est construit sur ce thème, si même, sous sa forme littérale la question est relativement rare. Mais elle est constamment supposée par Jean comme réponses formulées. Celles-ci sont  de trois types : il est, tu es, Je suis.
L‘évangile de  Jean nous montre plutôt réellement la personne de Jésus, comment il était et, précisément de cette manière, il nous montre Celui qui non seulement était, mais qui est ; celui qui peut toujours dire au présent : “Je suis.” “Avant qu’Abraham ait existé, moi, JE SUIS” (Jn 8, 58). L’Évangile nous montre le vrai Jésus, et nous pouvons l’utiliser en toute confiance comme source sur Jésus. » Dans  les synoptiques, la révélation s’arrête du Royaume qui vient. Jésus est lui-même dans ce Royaume  qui vient, mais il demeure catché et comme passif. Avec Jean, la révélation s’achève ; Jésus est lui-même  ce Royaume qui vient et qui va faire vivre les hommes (Jn 6,51 : 8, 12 : 10, 9 : 15, 5 : 18, 37).

Parmi tous les titres que l’évangile de Jean donne à Jésus, il en est un auquel l’évangéliste tien très spécialement, c’est celui de « verbe ». Il lui consacre la création la plus personnelle de toute son œuvre, le prologue. Or, ce titre a ceci de particulier que jamais Jésus ne le revendique. Il se proclame messie, Roi, Fils de l’homme, La lumière mais pas une fois comme le verbe ou la parole de Dieu. Alors, d’où vient ce silence de Jésus, et cette insistance étrange de l’évangéliste ? Selon l’auteur, Jean donne à Jésus le nom de Verbe pour remonter jusqu’à son origine. Selon l’auteur, tout l'évangile de Jean ne fait que développer et mettre en œuvre l'affirmation du prologue :''Et le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous, et nous avons contemplé sa gloire.''(Jn 1,14) .Jean se sert du mot « logos » dans une double intention.  D'une part, il veut montrer que la venue du Verbe est un évènement aussi important que la création du monde. D’autre part, il invite à savoir que Jésus recrée le monde.
Le Jésus de Jean, est un Dieu invisible qui se révèle en sa vérité. Selon l’auteur, il est vrai qu’en commençant par son prologue, Jean ouvre l’histoire de Dieu sur la terre. Il est aussi vrai que cette histoire se situe entre un avant et un âpres qui relèvent de la réalité divine. Il est encore vrai que la passion de Jésus est la révélation suprême de sa gloire. L’auteur confirme aussi que cet évangile est d’une fascination et qu’il est fait pour fixer le regard des croyants sur la personne de Jésus et le rayonnement divin des gestes.
Le « Verbe » en grec « logos », est un mot typiquement johannique, « Fils » appartient au langage Commun de l’Eglise naissante. Mais selon l’auteur, l’emploi de mot chez Jean est très particulier parce qu’il n’emploie pas le mot huios indistinctement et il met une différence entre le Fils, le Fils de Dieu, le Fils unique. L’expression« Fils Unique » (monogenès) appliqué à Jésus est exclusivement Johannique (Jn 1, 14-18 : 3, 16-18 : 1 Jn 4, 9). Luc emploie le mot pour désigner le fils unique de la veuve de Naim (Lc 7, 12), la fille unique de Jaire (8, 42).
Le titre « Fils Unique » exprime ce qu’est Jésus pour Dieu. Le Jésus de Jean est envoyé par le Père et il reconnait le lien qu’il entretien avec lui. « Je vis par le Père » (Jn 6, 57). Il ne fait rien que ce que dit le Père, et celui qui l’a vu a vu le Père.  Mais son  rapport au Père et aux hommes n’est pas réellement différent de celui que présentent les synoptiques, et en particulier le message du Discours sur la montagne et les Béatitudes. Les Jésus des synoptiques n’a pas moins de pouvoir et de responsabilité divins que le Jésus de Jean. C’est pourquoi, si différent que soit le langage et l’accent, on reconnait le même visage, la même façon d’exister. Simplement, le Jésus des synoptiques s’impose, par son ton et sa présence, par sa façon de parler et d’agir. D’où venait à Jésus cette autorité qui stupéfiait ses auditeurs ? (Cf. Mc 1,22 ; 2, 12 ; 4, 41). Chez Jean au contraire, il ne cesse de le dire et de l’expliquer : « mon Père et moi ». Il est clair que Jean développe un procédé. Chez Jean, comme chez les synoptiques, tout vient du Père et c’est vers le Père que tout doit remonter. Jésus ne vient pas s’introduire et réclamer une place qui lui soit réservée. II est dans le monde, homme parmi les hommes, pour être la présence du Père, et pour unir les hommes à son obéissance, à son action de grâces, à son amour.

CONCLUSION.
Dans le quatrième évangile, la distance des évènements parait avoir eu pour effet de laisser tomber beaucoup d’episodes et d’enseignements, d’effacer un grand nombre de trait, pour centrer l’attention sur la personne même de Jésus, sur celui qui parle plus encore que sur ses paroles, et à travers ses gestes, sur le sens qu’il leur donne. La démarche que nous propose l’auteur est celle de suivre et de confronter constamment ce que dit Jésus dans les Synoptiques et celui de  Jean. Il nous invite à voir comment les uns et les autres parlent de lui et le font parler. Le but n’est  pas pour nous obliger à choisir ou éliminer les uns ou les autres, mais pour nous faire comprendre leurs différences et retenir le message propre de Jean sur Jésus.



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