mercredi 20 juin 2012

TRAVAIL SUR LE MINISTERE D’INTERCESSION OU DE GUERISON


TRAVAIL  SUR LE MINISTERE D’INTERCESSION OU DE GUERISON



v  INTRODUCTION

Ce travail est le fruit de notre recherche effectuée auprès des personnes qui exercent le ministère d’intercession ou  de guérison  à fin de mieux connaître  ce charisme que Dieu leur a donné et comment ils les exercent. Pour cela nous avons interrogé trois personnes différentes : deux laïcs dans l’Eglise Catholique et un prêtre missionnaire combonien, le père Alfredo Neres  qui nous ont partagé leurs expériences  dans ce domaine d’intercession.

Avant tout, nous savons très bien que c’est l’Esprit Saint qui donne ses dons a qui Il veut et quand Il veut, et c’est Lui-même qui œuvre en ces personnes. Car sans la présence de l’Esprit rien ne peut se réaliser. Ainsi avant d’aborder notre travail proprement dit,   nous voulons définir  ce qu’est la prière  et en suite la prière d’intercession.

v  QU’EST-CE QUE LA PREIRE ?

 Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus dit : « pour moi, la prière c’est un élan du cœur, c’est un simple regard jeté vers le ciel, c’est un cri de reconnaissance et d’amour au sein de l’épreuve comme au sein de la joie »[1].

Le CEC nous donne beaucoup de définitions sur les différents types de prières qui existent   dont sa quatrième partie est spécialement consacrée pour cela.

Le CEC dit : «  quelques soient ses formes, la prière est l’expression de la foi : c’est une ‘élévation de l’âme vers Dieu’ ;  elle permet de s’établir en relation  avec Dieu »[2].

*La prière chrétienne est la réponse à un appel qui vient du dedans. C’est l’Esprit Saint, le maître intérieur (741),  qui, en nous, la fait ‘jaillir’ et la ‘dirige vers le Père’[3].

* La prière est avant tout une question d’amour. C’est la disposition du cœur qui purifie la demande exprimée dans la prière. C’est elle aussi qui accepte que Dieu n’exauce qu’à le mesure de notre bien. En outre, il ne suffit pas de dire : « Seigneur, Seigneur » (Mt 7,21), mais « d’accorder son cœur à faire la volonté du Père» [4].









v  PRIERE D’INTERCESSION

*L’intercession est une prière de demande qui nous conforme de près à la prière de Jésus. C’est Lui l’unique intercesseur  auprès du Père en faveur de tous les hommes. Il est « capable de sauver de façon définitive ceux qui par Lui s’avancent vers Dieu, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur » (He 7,25). L’Esprit Saint Lui-même « intercède pour nous (…) et son intercession pour les saints correspond aux vues de Dieu » ( Rm 8,26-27).[5]

* Intercéder, demander en faveur d’un autre, est depuis Abraham,  le propre d’un cœur accordé à la miséricorde de Dieu. Dans le temps de l’Eglise, l’intercession chrétienne participe à celle du Christ : elle est l’expression de la communion des saints. Dans l’intercession, celui qui prie, ne « recherche pas ses propres intérêts, mais songe plutôt à ceux des autres » (Ph 2,4) jusqu’à prier pour ceux qui lui font du mal ( Actes 7,60 ; Lc 23, 28. 34.



*Notre  interview avec quelques personnes du groupe de Renouveau Charismatique nous ont fait comprendre ce qu’ils entendent par la prière d’intercession et les conditions requises pour devenir intercesseur.

v  Qu’entendez- vous par intercession ?

Selon ses personnes, l’intercession se définit comme étant l’ensemble des prières que nous adressons à Dieu en faveur d’une ou plusieurs personnes qui se trouvent dans des liens amers d’iniquité ou sous l’emprise du diable. C’est aussi :

• Action d'intercéder, de solliciter une faveur pour quelqu'un.

• L'intercession signifie que nous nous élevons nous-mêmes pour saisir la pensée de Christ, nous soyons amenés en contact avec sa pensée, au sujet de celui pour lequel nous prions
• C'est une demande, une prière faite en faveur de quelqu'un, qui peut aller jusqu'à la supplication, les larmes et le jeûne.

v  Quel est le rôle de l’intercesseur?

Celui qui intercède prend sur lui un fardeau, il se charge de celui, celle ou ceux pour qui il intercède et en plaidant sa cause devant Dieu. L’intercesseur a son rôle de sentinelle qu’il accomplit de façon implicite dans le Corps de Christ. A ce niveau, le serviteur intercesseur de Jésus doit se tenir toujours à la brèche pour recueillir les préoccupations du peuple afin de les porter devant Dieu. Il doit aussi en retour être sensible à la Voix du Saint-Esprit pour recevoir des révélations personnelles de la Part du Seigneur pour les communiquer ou non au peuple pour qui il intercède.



v  Quelle est la puissance  de la prière d’intercession?

Quand les prières d’intercession sont faites sincèrement par la foi dans le Nom de Jésus, elles dégagent une puissance spirituelle incomparable avec effet certain.

Les prières d’intercession deviennent une arme efficace spirituelle pour renverser les forteresses diaboliques et arracher les pensées captives pour les ramener au Christ quand elles sont dites là où il faut, quand il faut et à l’égard de qui il faut.

*Dans la réalité des choses, nous voyons aussi des intercesseurs qui demandent de l’argent ou qui promettent des choses matérielles aux gens, des visas pour les pays étrangers, beaucoup de réussites dans la vie. Est-ce que ceux là sont des vrais intercesseurs ?

Même si l’intercession se présente comme étant un ministère de planification spirituelle, de construction et de résultat efficace dans le Corps de Christ, il faut cependant éviter de faire un certain nombre de choses qui au lieu de conduire l’intercesseur dans les bénédictions, vont plutôt l’entraîner dans des péchés graves devant Dieu.

En un mot,  il ya des intercesseurs qui  ne prient pas tant qu’il n’a pas vu quelqu’un lui donner de l’argent au préalable. Il y en a d’autres qui  prient même pour des sujets où on leurs demande de prononcer des mauvaises paroles contre un élu de Dieu, car quelqu’un lui a tendu ou promis une forte somme.  Ces intercesseurs deviennent ici des simples chasseurs de prime.

Aussi disaient ils, qu’il ya plusieurs types d’intercesseurs par exemple des intercesseurs qui font double jeux, c'est-à-dire ceux qui exploitent les gens en leur retirant de l’argent ou d’autres choses matérielles pour leurs propres intérêts. Ils en citent deux :

 La doctrine de Balaam : qui consiste à maudire les élus de Dieu pour s’enrichir illicitement. Le chrétien de façon générale et/ou le chrétien-intercesseur de façon particulière ne doit jamais maudire un homme à plus forte raison un élu de Dieu, c’est-à-dire un autre chrétien (pas même un païen) : Apocalypse2 :14.

L’intercession des nicolaïtes : Cette doctrine consiste également pour ceux qui la pratiquent à vouloir manger à la fois à la table des démons et à la table du Seigneur.

 En un mot, c’est une doctrine qui autorise les adeptes à vouloir servir Dieu tout en s’appuyant sur des pratiques et/ou des pouvoirs occultes pour opérer de façon très masquée.

Le chrétien-intercesseur ne doit pas non plus donner des conseils astucieux diaboliques pour faire tomber un autre chrétien dans le péché.







v  Quels seraient les qualités d’un bon intercesseur ?

A cette question, le père Alfredo Neres nous répond :

Étant donné que nous sommes à l'identique de Christ, nous devons porter en nous des qualités de Christ qui mettent en confiance ceux là pour qui nous intercédons.

Les gens peuvent venir se confier à l'intercesseur pour lui confier un sujet de prières concernant leurs situations ou leurs préoccupations.

Comme nous l'avons vu, l'intercesseur doit avoir en lui des qualités qui reflètent celles de son maître.
Aux qualités générales d'un chrétien, l'intercesseur doit :

-Être une personne de prière, qui est toujours en relation étroite avec le Seigneur Jésus, pour se nourrir de sa vie ;

-Se laisser procéder par l’Esprit Saint, car c’est l’Esprit Saint qui est le premier protagoniste de notre action  d’intercession ;

- Être un chrétien authentique ;

- Avoir l'amour des âmes ;

- Avoir la compassion ;

- Être discret ;

-Être obéissant  à l’Eglise et ses responsables ;

-Être humble ;

-Être confiant.

*Père Alfredo, quels sont les différents types de démons que vous avez rencontrez dans l’exercice de ce ministère ?

Le père Alfredo nous répond en disant : « A partir de mon expérience, je peux affirmer que le démon ne peut entrer dans une personne qui vit en état de grâce. Si la personne se confesse fréquemment et reçoit l’Eucharistie régulièrement, en vivant unie au Christ, le démon ne peut pas entrer en elle. Si le Christ habite en une personne, elle devient le temple du Saint Esprit » (cf. 1Cor 3, 16-17).

Le père Alfredo confirme ce que le diable lui-même lui a dit pendant les exorcismes, qu’il y a trois espèces de possession diabolique :

*1. Le premier type est celui des personnes qui vivent en état de péché mortel. Dans ce cas, la personne est coupable de la possession diabolique. Car ayant un péché grave, elle n’a pas eu la force de se confesser pour recevoir à nouveau l’Esprit chassé par son état peccamineux.

*2. Le second type  est celui d’une personne consacrée au démon par quelqu’un d’autre, souvent un membre de la famille. Il ya des personnes qui se consacrent au démon, en faisant un pacte avec lui. Le démon concède un grand pouvoir à ces personnes.

*3. Le troisième type est celui des personnes qui se sont consacrées elles-mêmes au démon. Ces personnes font des pactes de sang avec le démon.



v  Père Alfredo, avez- vous eu de dur combat avec ces démons pendant les exorcismes ?

-Oui nous dit le père Alfredo en nous racontant cette histoire : avec un couple ami, nous avons visité une famille dont la femme était gravement malade. Les médecins ne découvraient pas ce qu’elle avait… Quand nous sommes entrés à la maison, la femme, m’ayant aperçu, à commencé à crier en me menaçant : « Je ne veux pas te voir. Va-t-en. Tu n’as rien à faire avec moi ». Elle m’a insulté et intimidé. Je me suis aperçu qu’il s’agissait d’une possession diabolique. Alors j’ai fait un exorcisme. Aussitôt commencé, le démon a crié : « Je ne sors pas d’elle. Elle est mienne. Je l’ai déjà obligée à faire dix-huit avortements ».  Après un long temps de lutte, le démon s’en alla, en la laissant par terre comme si elle était morte. Je lui ai donné la main et je l’ai relevée  en lui demandant si s’était vrai qu’elle avait fait dix-huit avortements. Elle me l’a confirmé. Je lui ai demandé si elle avait confessé cela, elle me dit non. Comme elle était catholique, je lui ai invitée à se confesser et à se rendre à la messe pour recevoir le Christ. Depuis, elle s’est maintenue dans la grâce de Dieu et le démon ne l’a plus jamais dérangée. Bénit soit Dieu !

-Dans un autre cas, quand j’ai donné un ordre au diable pour qu’il laisse la femme, il me répond : «  Je ne sors pas, parce qu’elle m’appartient. Elle est à moi ». Et, en indiquant l’ombilic, il déclara : « Je suis entré par ici. Elle m’a été consacrée par sa mère, quand elle était encore dans le sein maternel. Je ne la laisserai pas. Je vais la tuer et l’emporter en enfer ».  Ce fut un grand combat contre le diable. Après une heure de lutte exténuante pour elle et pour nous, le démon la laissa après de menaces féroces.

Ce sont ces quelques exemples que le père Alfredo nous donne pour nous signifier que le travail d’exorcisme n’est pas si facile comme les gens le pensent. Pour cela il faut être toujours en communion avec la Sainte Trinité pour  pouvoir résister au démon dans  l’exercice de ce ministère.

Un autre élément que je trouve très important dans la conversation avec le P. Alfredo, est la « guérison par les sacrements, moyennant le pardon ». Je trouve cet aspect très important, parce qu’il redonne la confiance à la personne que Dieu continue à l’aimer comme toujours, et que notre Dieu est un Dieu miséricordieux plein d’amour et de compassion.







v  Conclusion.

Après cette conversation avec ces trois personnes, surtout avec le P. Alfredo, je suis convaincu que vraiment l’Esprit Saint Travaille à travers des personnes concrètes que Lui-même a choisit pour continuer l’œuvre de notre Seigneur Jésus- Christ. Le P. Alfredo a guéri et continue à le faire avec beaucoup de personnes malades qui viennent taper à sa porte. Et il le fait avec beaucoup de joie,  de délicatesse et de discrétion. Une chose que je remarque souvent dans la vie du P. Alfredo, est que c’est une personne de prière. Il passe des heures et des heures en prière. C’est une personne humble avec un esprit d’écoute. Et ce qui me plais de lui, il ne dit jamais j’ai guéri quelque, il dit toujours le Seigneur t’ a guéri que son nom soit bénit ou bénissons le Seigneur. On sent dans ces personnes que vraiment c’est le Seigneur qui agit à travers eux.

Tout chrétien est appelé à chasser des esprits mauvais, à guérir des malades, mais avec un esprit d’humilité, d’écoute de la voix du Seigneur  surtout dans la prière, être toujours en continu relation avec le Christ notre premier  exorciste et guérisseur.













v  BIBLIOGRAPHIE



Ø  LA BIBLE DE JERUSALEM. La Sainte Bible traduite en français sous la direction de l’école biblique de Jérusalem, nouvelle édition entièrement revue et augmentée, Paris, cerf/ Verbum Bible, 1995.

Ø  Catéchisme de l’Eglise Catholique, nouvelle édition, Centurion / Cerf/ Fleurus- mame/ CECC, Paris, 1998.



Ø  ALFREDO Neres, Evangéliser, guérir et délivrer, Témoignages des guérisons et délivrances, Médiaspaul, Kinshasa, 2010.





[1] Ste Thérèse de l’Enfant Jésus, ms. autob. C 25r..
[2] CEC, n° 2559 ; 2562.
[3]  Ibid, n° 2564, 2652, 2670, 2672.
[4] Ibid, n° 2735- 2737 et 2611.
[5] CEC, n° 2634.

DE LA DOCTRINA CRISTIANA DE SAINT AUGUSTIN



1.      INTRODUCTION

 Ces pages qui suivent sont le  fruit de notre  recherche approfondie sur la vie et les œuvres de saint Augustin qui nous permettra de mieux le connaître. Dans ce travail, nous parlerons  en un premier moment sur  la vie de saint Augustin, ses idées, sa postérité, ses  œuvres principales et ses citations. En un mot, nous ferons sa biographie. En deuxième position  nous essayerons d’aborder un peu son œuvre qui a pour titre « DE LA DOCTRINA CRISTIANA », qui nous permettra de connaître le contexte dans lequel l’œuvre était écrite et  le chemin effectuer par saint Augustin pour ramener les peuples occidentaux à la foi tout en transformant leur pratique païenne en usage chrétien. Dans ce travail nous ferons un petit résumé de chaque livre en  soulignant les idées essentielles de chaque livre.

2.      BIOGRAPHIE DE SAINT AUGUSTIN[1]



v  La vie de Saint Augustin, 354 - 430 : Sous la double égide du Christ et de Platon

- 354 : naissance à Tagaste dans la province romaine de Numidie (aujourd’hui Souk-Arhas en Algérie), d’une mère chrétienne et d’un père païen.

- Son éducation est entièrement tournée vers l’étude et la foi chrétienne. À 16 ans, il part à Carthage pour y parfaire son éducation. Là, il délaisse la religion pour s’adonner à l’étude de la rhétorique.

- Il n’a pas 20 ans lorsqu’il prend une concubine avec laquelle il a un fils.

- 375 : il enseigne la rhétorique et l’éloquence à Carthage, puis emmène sa famille à Rome. N’y trouvant pas l’emploi qu’il avait espéré, il accepte d’aller enseigner à Milan, où il subit l’influence de l’éloquent évêque de la ville, saint Ambroise. C’est le début de sa conversion, qu’il marque en renvoyant sa maîtresse et son fils. Mais il prend vite une nouvelle femme.

- Il est soudainement frappé par la grâce dans un jardin de Milan, alors qu’il explique à un de ses élèves la lutte intérieure qui le déchire. Il abandonne alors le monde et se retire dans un monastère.

- 387 : Il est baptisé par saint Ambroise.

- 388 : Il retourne en Afrique du Nord, où il devient le défenseur de l’orthodoxie chrétienne, écrivant d’innombrables lettres et sermons contre les hérétiques de son temps et de nombreux traités de philosophie et de métaphysique.

- 395 : Augustin est consacré évêque d’Hippone (aujourd’hui Annaba en Algérie), où il passera le reste de sa vie, un règlement ecclésiastique interdisant le transfert des évêques. Il installe dans sa propre maison une petite communauté fraternelle dont l’exemple est à l’origine de la plupart des règles monastiques.

- 24 août 410 : sac de Rome par les Goths. Augustin va se servir de cet épisode pour commencer à expliquer la signification du christianisme dans l’histoire et celle de l’histoire pour le christianisme « afin de justifier les voies de la Providence, en ce qui concerne la destruction de la grandeur romaine » (ce sera son œuvre La Cité de Dieu).

- Il meurt, le 28 Août 430 à l’âge de 76 ans à Hippone assiégée par les Barbares.

2.1. Ses idées

- La pensée de saint Augustin est très marquée par le néo-platonisme : il ne voit aucune contradiction entre le christianisme et la philosophie de Platon. Il réconcilie le concept platonicien des « idées éternelles » avec le christianisme en considérant celles-ci comme partie intégrante du Dieu éternel.

- Il s’oppose cependant à la théorie cyclique de Platon. Pour Augustin, l’histoire est en mouvement, depuis un commencement vers une fin ; la considérer comme un processus cyclique, c’est nier le caractère unique de Jésus-Christ et la promesse de son évangile.

- Pour lui, le savoir est un moyen de rencontrer Dieu. L’étude de l’univers ne peut que conduire à une appréciation plus haute de la sagesse de Dieu.

- Il place la foi au-dessus de tout : il estime qu’elle prime même la connaissance. L’homme a le libre choix entre le bien et le mal, mais pour faire le juste choix, il a besoin de l’aide divine et d’une foi forte.

2.2. Postérité

Saint-Augustin eut une influence prépondérante dans la pensée chrétienne occidentale.

- C’est le théoricien de l’histoire du christianisme.

- Il est le père du latin ecclésiastique, outil unique de toute la culture philosophique du Moyen Âge et de la Renaissance.

- Il a posé les fondements de la culture chrétienne.

- Il a défini les bases de la séparation des pouvoirs spirituel et temporel, question qui ne cessera de tourmenter l’Église.

- Il a légué l’ambigüité sur la grâce, qui inspirera les réformateurs du XVIe siècle, Calvin et Luther, ainsi que les jansénistes du siècle suivant.

- Il inspire la longue tradition pédagogique qui donne au savoir le rôle d’éveil de l’Eternelle sagesse.




Son œuvre est immense, il écrivait sans relâche, lettres, traités et sermons pour défendre sa conception du christianisme.

- Les Confessions racontent sa jeunesse et sa conversion.

- La Cité de Dieu (De Doctrina christiana) est son texte fondamental, qui définit pour longtemps les exigences et les limites d’une culture chrétienne. Cet ouvrage justifie le christianisme dans l’histoire et par l’histoire. La Cité de Dieu est la communauté universelle des vertueux, où séjournent Dieu, ses anges et tous les saints, ainsi que tous les hommes intègres sur terre. Saint Augustin oppose la Cité de Dieu à la Cité terrestre, décrit sa vision « des commencements et des fins » de ces deux cités, « les deux cours contraires suivis par la race humaine depuis ses origines, celui des fils de la chair et celui des fils de la promesse ». Tout s’achève par la perfection, la glorification et l’apothéose de la cité de Dieu, qui n’est pas de ce monde.

- 113 traités sur tous les domaines (Sur la musique, par exemple).

- Quelque 218 lettres (correspondances avec des évêques, laïcs, ministres, empereurs).

- Près de 500 sermons et petits traités de théologie morale Sur le mensonge, Sur le jeûne, Sur le culte des morts, etc.

- Innombrables commentaires des Écritures (on a retrouvé des traces de commentaires de 42 816 versets).

- Dialogues sur la philosophie de Platon.  

- Essais sur la religion romaine antique.





2.4. CITATIONS

  1. La Providence conduit l’histoire de l’humanité depuis Adam jusqu’à la fin de l’histoire, comme s’il ne s’agissait que de l’histoire d’un seul individu qui passerait petit à petit de l’enfance à la vieillesse.
  2. Le Christ est mort, une fois pour toutes, pour nos péchés
  3. [La Cité de Dieu] recrute ses citoyens parmi toutes les tribus et rassemble la confrérie de ses pèlerins quelle que soit leur langue, sans tenir compte de ce qui diffère dans les coutumes, les lois ou les institutions.
  4. Par nature, l’homme n’a pas de pouvoir sur l’homme.
  5. Notre cœur est inquiet tant qu’il ne trouve pas le repos en Dieu.
  6. Je crois afin de comprendre.
  7. [Douter], c’est croire implicitement à l’existence de la vérité et en désirer la connaissance.

8.      La bonne volonté est l’œuvre de Dieu, la mauvaise volonté est de s’éloigner de l’œuvre de Dieu.[2]





4.      CONTEXTE HISTORIQUE

 À partir de 389 après JC, l'application puissante de la foi à la politique Théodose à émettre une série d'édits contre le paganisme qui a conclu en 391 avec une loi rendant illégale culte païen. Pendant l'âge d'or d'Athènes, la politique et les lois d'origine humaine ont guidé la conduite humaine, et la ville-Etat a été considérée comme une manifestation des plus hautes valeurs humaines, donnant naissance à la philosophie politique. Le christianisme a effectué un changement dans le cadre de la société occidentale, ce qui nécessite une nouvelle identité culturelle et un nouveau programme scolaire. Avec cet objectif à l'esprit, l'empereur Justinien (483-565 AD) a coupé tout financement de l'Etat aux présidents de la rhétorique, essentiellement à amener la tradition païenne classique explicitement à un proche. Le patrimoine païen classique serait à partir de ce moment, être vu à travers la lentille du christianisme, ce qui augmente la nécessité d'une approche de l'enseignement de l'Écriture qui correspondait à la sophistication[3].







5.      Prologue

The Prologue consists of a response to who would resist Augustine's project of providing rules for interpretation of the Scriptures . Le Prologue se compose d'une réponse à qui s'opposeraient projet d'Augustin de fournir des règles pour l'interprétation des Ecritures. Augustine outlines three possible objections, including those who do not understand his precepts, those who fail to make effective use of his teachings, and those who believe they are already prepared to interpret the Scriptures. Augustin décrit trois objections possibles, y compris ceux qui ne comprennent pas ses préceptes, ceux qui ne parviennent pas à faire un usage efficace de ses enseignements, et ceux qui croient qu'ils sont déjà prêts à interpréter les Écritures. To the first two types of critics, Augustine states that he cannot be held responsible for their inability to understand. Pour les deux premiers types de critiques, Augustin affirme qu'il ne peut pas être tenu pour responsable de leur incapacité à comprendre.

He then addresses the third type of critic, those who believe they are already able to interpret the Scriptures. Il aborde ensuite le troisième type de critique, ceux qui croient qu'ils sont déjà en mesure d'interpréter les Écritures. If their claims are true, he acknowledges that they have received a great blessing. Si leurs revendications sont vraies, il reconnaît qu'ils ont reçu une grande bénédiction. However, they must admit that language itself was learned from a human being, not directly from God. Cependant, ils doivent admettre que la langue elle-même qui a été appris à partir d'un être humain, et non pas directement de Dieu. Therefore, God has created human beings to learn from one another, and we ought to learn with humility. Par conséquent, Dieu a créé les êtres humains à apprendre les uns des autres, et nous devons apprendre avec humilité. All good teaching from human beings derives ultimately from God. Tout bon enseignement des êtres humains découle ultérieurement de Dieu. The ability to understand obscurity is therefore both the gift of God and reinforced by human teaching. La capacité de comprendre l'obscurité est donc à la fois le don de Dieu et renforcée par l'enseignement de l'homme.

*De doctrina christiana (en français: la Doctrine chrétienne ou sur l'enseignement chrétien) est un texte théologique écrit par Saint- Augustin d'Hippone . It consists of four books that describe how to interpret and teach the Scriptures . Il se compose de quatre livres qui décrivent la façon d'interpréter et d'enseigner les Ecritures . The first three of these books were published in 397 and the fourth added in 426. Les trois premiers de ces livres ont été publiés en 397 et le quatrième a ajouté en 426. En écrivant ce texte, Saint Augustin a fixé trois tâches sur les enseignants et les prédicateurs chrétiens : pour découvrir la vérité dans le contenu des Ecritures, pour enseigner la vérité des Ecritures, et de défendre la vérité scripturaire  quand elle a été attaquée.



6.      LE LIVRE UN : PRINCIPES FONDAMENTAUX DE LA DOCTRINE CHRETIENNE : DES CHOSES ET DES SIGNES

Book One discusses enjoyment, use, interpretation, and the relation of various Christian doctrines to these concepts.L'auteur divise son travail en deux parties, l'une relative à la découverte, l'autre à l'expression, du vrai sens de l'Écriture. He shows that to discover the meaning we must attend both to things and to signs, as it is necessary to know what things we ought to teach to the christian people, and also the signs of these things, that is, where the knowledge of these things is to be sought. Il montre que, pour découvrir le sens que nous devons participer à la fois aux choses et aux signes, car il est nécessaire de connaître ce que les choses que nous devons enseigner au peuple chrétien, et aussi les signes de ces choses, qui est, où la connaissance de ces  choses doit être cherchée. In this first book he treats of things, which he divides into three classes,--things to be enjoyed, things to be used, and things which use and enjoy. Dans ce premier livre, il traite de choses, dont il se divise en trois classes, - les choses à être apprécié, des choses à être utilisés, et des choses qui utilisent et en profitent. The only object which ought to be enjoyed is the triune god, who is our highest good and our true happiness. Le seul objet qui doit être apprécié est le Dieu Un et Trine, qui est notre plus grand bien et notre vrai bonheur. We are prevented by our sins from enjoying god; and that our sins might be taken away, "the word was made flesh," our lord suffered, and died, and rose again, and ascended into heaven, taking to himself as his bride the church, in which we receive remission of our sins. Nous sommes empêchés par nos péchés de jouir de Dieu, et que nos péchés pouvaient être enlevé, "le Verbe s'est fait chair», notre Seigneur a souffert, et il est mort et ressuscité, et est monté au ciel, en prenant lui-même comme son épouse,  l'église, dans laquelle nous recevons la rémission de nos péchés. And if our sins are remitted and our souls renewed by grace, we may await with hope the resurrection of the body to eternal glory; if not, we shall be raised to everlasting punishment. Et si nos péchés sont remis et nos âmes renouvelées par la grâce, nous pouvons attendre avec espoir la résurrection du corps à la gloire éternelle, sinon, nous allons être soulevés à la punition éternelle. These matters relating to faith having been expounded, the author goes on to show that all objects, except god, are for use; for, though some of them may be loved, yet our love is not to rest in them, but to have reference to god. Ces questions relatives à la foi après avoir été exposé, l'auteur poursuit en montrant que tous les objets, sauf Dieu, sont pour une utilisation, car, bien que certains d'entre eux peut être aimé, mais notre amour n'est pas de se reposer en eux, mais d'avoir une référence à un Dieu. And we ourselves are not objects of enjoyment to god; he uses us, but for our own advantage. Et nous  ne sommes pas des objets de plaisir à Dieu, il se sert de nous, mais pour notre propre avantage. He then goes on to show that love--the love of god for his own sake and the love of our neighbor for god's sake--is the fulfillment and the end of all scripture. Il se rend ensuite à montrer que l'amour  de Dieu pour lui-même et l'amour de notre voisin pour l'amour de Dieu - est l'accomplissement et la fin de toutes les Écritures. After adding a few words about hope, he shows, in conclusion, that faith, hope, and love are graces essentially necessary for him who would understand and explain aright the holy scriptures. Après avoir ajouté quelques mots sur l'espoir, il montre, en conclusion, que la foi, l'espérance et l'amour sont des grâces nécessaires pour lui l'essentiel qui serait comprendre et expliquer correctement les écritures saintes.



7.      LIVRE DEUX : UNE INTERPRETATION EST NECESSAIRE PAR L’IGNORANCE DE LA SIGNIFICATION DES SIGNES.

Après avoir terminé son exposé des choses, l'auteur procède maintenant à aborder le sujet des signes. He first defines what a sign is, and shows that there are two classes of signs, the natural and the conventional. Il définit d'abord ce qu'est un signe, et montre qu'il existe deux catégories de signes, le naturel et le conventionnel. Of conventional signs (which are the only class here noticed), words are the most numerous and important, and are those with which the interpreter of scripture is chiefly concerned. Parmi les signes conventionnels (qui sont la seule classe ici remarqué), les mots sont les plus nombreuses et importantes, et sont ceux avec lesquels l'interprète de l'Ecriture est principalement concerné. The difficulties and obscurities of scripture spring chiefly from two sources, unknown and ambiguous signs. Les difficultés et les obscurités de l'Écriture au printemps principalement de deux sources, inconnus et des signes ambigus. The present book deals only with unknown signs, the ambiguities of language being reserved for treatment in thenext book. Le présent ouvrage ne traite que des signes inconnus, les ambiguïtés de la langue étant réservées pour le traitement dans le dernier livre. The difficulty arising from ignorance of signs is to be removed bylearning the greek and hebrew languages, in which scripture is written, by comparing the various translations, and by attending to the context. La difficulté découlant de l'ignorance des signes doit être retiré pour être enseigné dans  les langues grecque et hébraïque, dans laquelle l'Écriture est écrite, en comparant les différentes traductions, et en assistant au contexte. In the interpretation of figurative expressions, knowledge of things is as necessary as knowledge of words; and the various sciences and arts of the heathen, so far as they are true and useful, may be turned to account in removing our ignorance of signs, whether these be direct or figurative. Dans l'interprétation des expressions figuratives, la connaissance des choses est aussi nécessaire que la connaissance des mots, et les diverses sciences et les arts des nations, pour autant qu'elles sont vraies et utiles, peuvent être mis à profit pour éliminer de notre ignorance des signes, que ce  soient directes ou figuratives. Whilst exposing the folly and futility of many heathen superstitions and practices, the author points out how all that is sound and useful in their science and philosophy may be turned to a christian use. Alors que l'exposition de la folie et la futilité de superstitions païennes et de nombreuses pratiques, l'auteur montre comment tout ce qui est sain et utile dans leur science et la philosophie peut être fait appel à un usage chrétien. And in conclusion, he shows the spirit in which it behoves us to address ourselves to the study and interpretation of the sacred books. Et en conclusion, il montre l'esprit dans lequel il nous incombe de nous adresser à l'étude et l'interprétation des livres sacrés.





8.      LIVRE TROIS : INTERPRETATION REQUISE PAR L4AMBIGÜITE DES SIGNES

L'auteur, après avoir discuté dans le livre précédent de la méthode de traitement des signes inconnus, qui se passe dans ce troisième livre pour traiter des signes ambigus ; indique que  Such signs may be either direct or figurative. ces signes peuvent être directs ou figurative. In the case of direct signs ambiguity may arise from the punctuation, the pronunciation, or the doubtful signification of the words, and is to be resolved by attention to the context, a comparison of translations, or a reference to the original tongue. Dans le cas d'ambiguïté des signes directs peuvent découler de la ponctuation, la prononciation, ou la signification des mots douteux, et doit être résolu par une attention au contexte, une comparaison des traductions, ou une référence à la langue d'origine. In the case of figurative signs we need to guard against two mistakes:--i. Dans le cas de signes figuratifs nous avons besoin pour se prémunir contre deux erreurs: - 1. The interpreting literal expressions figuratively; 2.L’interprétation des expressions littérales au sens figuré;  2. The interpreting figurative expressions literally. Les expressions figuratives interpréter   littéralement. The author lays down rules by which we may decide whether an expression is literal or figurative; the general rule being, that whatever can be shown to be in its literal sense inconsistent either with purity of life or correctness of doctrine must be taken figuratively. L'auteur établit les règles par lesquelles on peut décider si une expression est littérale ou figurative; la règle générale étant que tout ce qui peut être montré que dans son sens littéral incompatible avec l’impureté de la vie ou à l'exactitude de la doctrine doit être pris au sens figuré. He then goes on to lay down rules for the interpretation of expressions which have been proved to be figurative; the general principle being, that no interpretation can be true which does not promote the love of god and the love of man. Il se rend ensuite à fixer des règles pour l'interprétation des expressions qui ont été révélées figuratives; le principe général étant, qu'aucune interprétation ne peut être vraie si elle ne favorise pas l'amour de Dieu et l'amour de l'homme. The author then proceeds to expound and illustrate the seven rules of tichonius the donatist, which he commends to the attention of the student of holy scripture. L'auteur procède alors à exposer et d'illustrer les sept règles d'interprétation des Écritures de  Tichonuis donatiste : Le Seigneur et  son Corps, La Division Twofold du Corps du Seigneur, Les Promesses et la loi (ou L'Esprit et la Lettre), des espèces et Genre, Times, Récapitulation, et Le Diable et son corps[4] ;  dont il recommande à l'attention de l'étudiant de l'Écriture sainte.



9.      LIVRE QUATRE : L’AURATEUR CHRETIEN

Passant à la deuxième partie de son travail, celle qui traite de l'expression, dans les locaux d'auteur qu'il ne fait pas partie de son intention d'écrire un traité sur les lois de la rhétorique. These can be learned elsewhere, and ought not to be neglected, being indeed specially necessary for the christian teacher, whom it behoves to excel in eloquence and power of speech. Ceux-ci peuvent être apprises ailleurs, et ne doit pas être négligé, étant en effet particulièrement nécessaire pour l'enseignant chrétien, dont il appartient à exceller dans l'éloquence et le pouvoir de la parole. After detailing with much care and minuteness the various qualities of an orator, he recommends the authors of the holy scriptures as the best models of eloquence, far excelling all others in the combination of eloquence with wisdom. Après avoir détaillé avec beaucoup de soin et de minutie les différentes qualités de l'orateur, il recommande aux auteurs des Écritures saintes comme les meilleurs modèles de l'éloquence, loin d'exceller tous les autres dans la combinaison de l'éloquence avec la sagesse. He points out that perspicuity is the most essential quality of style, and ought to be cultivated with especial care by the teacher, as it is the main requisite for instruction, although other qualities are required for delighting and persuading the hearer. Il souligne que la clarté est la qualité la plus essentielle du style, et doit être cultivée avec un soin particulier par l'enseignant, car il est la condition essentielle pour l'instruction, même si d'autres qualités sont nécessaires pour ravir et pour persuader l'auditeur. All these gifts are to be sought in earnest prayer from god, though we are not to forget to be zealous and diligent in study. Tous ces cadeaux sont à chercher dans la prière fervente de Dieu, si nous n’oublions pas de faire preuve de zèle et de diligence dans l'étude. He shows that there are three species of style, the subdued, the elegant, and the majestic; the first serving for instruction, the second for praise, and the third for exhortation: and of each of these he gives examples, selected both from scripture and from early teachers of the church, cyprian and ambrose. Il montre qu'il ya trois espèces de style, de la panne, l’élégant, et le majestueux; la desserte d'abord pour l'instruction, le second pour la louange, et la troisième pour l'exhortation: et de chacun de ces exemples qu'il donne, choisit  à la fois de l'Ecriture et des enseignants au début de l'Église, Cyprien et d'Ambroise. He shows that these various styles may be mingled, and when and for what purposes they are mingled; and that they all have the same end in view, to bring home the truth to the hearer, so that he may understand it, hear it with gladness, and practise it in his life. L’auteur  montre que ces différents styles peuvent être mêlés, et quand et à quelles fins ils sont mêlés, et qu'ils ont tous le même but, à ramener à la maison la vérité à l'auditeur, de sorte qu'il peut le comprendre,  l’entendre avec joie, et la pratiquer dans sa vie. Finally, he exhorts the christian teacher himself, pointing out the dignity and responsibility of the office he hold to lead a life in harmony with his own teaching, and to show a good example to all. Enfin, il exhorte l'enseignant lui-même chrétien, en soulignant la dignité et la responsabilité de son office, il doit se détenir pour mener une vie en harmonie avec son propre enseignement, et de montrer un bon exemple à tous.






















10. CONCLUSION 

En guise de conclusion, nous pouvons dire que l’auteur (Saint Augustin) a fait un bon travail, en profitant du contexte  dans lequel vivaient les gens de son époque pour les ramener sur le chemin de Dieu sans détruire leurs valeurs culturelles, sinon en les transformant en valeur religieuses chrétiennes. Dans cette dimension de l’inculturation, saint Augustin a fait un grand effort en disant que : ‘l'exposition de la folie et la futilité de superstitions païennes et de nombreuses pratiques, qui sont saines et utiles dans leur science et la philosophie peuvent être faites appel à un usage chrétien. And in conclusion, he shows the spirit in which it behoves us to address ourselves to the study and interpretation of the sacred books. Il montre l'esprit dans lequel il nous incombe de nous adresser à l'étude et l'interprétation des livres sacrés’.

Aussi, il insiste que dans le cas d'ambiguïté des signes directs peuvent découler de la ponctuation, la prononciation, ou la signification des mots douteux, et doit être résolu par une attention au contexte, une comparaison des traductions, ou une référence à la langue d'origine.

Selon notre avis cette œuvre  « De doctrina cristiana » est un bon document pour un travail missionnaire et de l’inculturation ; car il contient tous les différents aspects de la vie d’un peuple et sa culture en relation avec Dieu son créateur et avec le prochain. Saint Augustin  parle aussi de l’amour de Dieu et du prochain, ce qui est aussi recommandé dans nos cultures. Il donne des directives  à ceux qui ont la  charge d’enseigner les Ecritures Saintes aux autres ; et surtout que leurs vies se conforment à ce qu’ils enseignent. Saint Augustin invite tous les acteurs de l’évangélisation à ne pas détruire les bonnes choses qu’ils trouveront dans les cultures, mais d’essayer de les transformer pour un usage chrétien. Car Dieu Lui- même s’est incarné dans une culture concrète  avec ses réalités.





          11. Bibliographie

v  On Christian Teaching  

Sur l’enseignement chrétien, trad. Par RPH Green, Oxford- New York: Oxford University Press, 1997, ISBN 0-19-283928-4.

v  On the Christian Doctrine , trans by JF Shaw, in: S  Sur la Doctrine chrétienne, trad. par JF Shaw, dans: Saint- Augustine: City of God and Christian Doctrine (Kindle Edition) , Select Library of Nicene and Post-Nicene Fathers of The Christian Church, Edinburgh: T&T Clark. Augustin: La Cité de Dieu et la Doctrine chrétienne (Kindle Edition), sélectionnez la bibliothèque de Nicée et l'après-Nicée Pères de l'Église chrétienne, Edimbourg: T & T Clark.

v  The Catholic Encyclopedia. An International Work of Reference, Robert Appleton Company, New York, 1913 (OCLC 19420805).



v  www.monsieur-biographie.com/.../biographie/saint_augustin_d_hip...





[1] www.monsieur-biographie.com/.../biographie/saint_augustin_d_hip...


[2] www.monsieur-biographie.com/.../biographie/saint_augustin_d_hip...
[3] Comme l'a noté John C. Cavadini, dans son article «Saint-Augustin d'Hippone», dans L'Encyclopédie du catholicisme, p. 128. 128.


[4]  Introduction à De RPH Doctrina Christiana, Oxford University Press, 1995, xvii.